Half-life 2, le test

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Half-life 2

Dernière modification  vendredi 20 janvier 2017

Ayé, enfin il est là. Cette fois-ci la langue de Gabe n'a pas fourché, la date annoncée était vraiment LA date. Voilà donc plus de 3 semaines que tout un chacun peut l'acheter dans sa cremerie préférée. Ce test arrive un peu après la guerre, par manque de temps, vous savez ce que c'est les études et tout et tout, mais il est là. Alors la plupart d'entre vous l'ont sûrement déjà acheté ou essayé, m'enfin on sait jamais pour les retardataires et puis ça fera une occasion de discuter un peu de tout le hype et les louanges auquelles on a eu droit jusqu'à maintenant. Roulements de tambours, c'est parti.

La source

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Half-life, ah half-life le magnifique&que de bons souvenirs quand j'y repense. Débarqué pour noël 98, adulé de tous, ce fut sans aucun doute l'un des meilleur FPS du 20 ème siècle (à relativiser) qui est resté et restera encore pour un bon moment l'une des référence en la matière. Tout était presque parfait : graphisme superbe pour l'époque avec un moteur de Quake I méconnaissable, une IA du feu de dieu, un scénario très riche, une mise en scène excellente, ce fut LE jeu PC. Sans parler du multi et de ses cartes crossfire (avec le bunker et la bombe atomique) qui m'ont fait passer de supers moments en LAN. J'en ai presque l'alarme à l'Sil. Sans être un fanboy escervellé, j'étais donc assez über impatient depuis l'annonce du développement d'une suite (on s'en doutait c'est sûr mais on attendait une preuve officielle). Pour la suite tout le monde connaît l'histoire. Annoncé pour le 30 septembre 2003 dixit Gabe Newel jusqu'au 29 septembre 2003 où pour des problèmes occultes de mauvaise configuration d'Outlook paraît-il et accessoirement d'une subtilisation de code source, le jeu fût retarder, encore et encore, puis v'la que les embrouilles Vivendi vs Valve éclatent au grand jour pour plonger une fois de plus le commun des gamers dans le doute, la colère, l'alcool, la drogue, Counter-Strike. Un scénario qui rendrait jaloux le meilleur scénariste d'Amour Gloire et Beauté. Enfin oublions toutes ces broutilles, Half-life 2 est là et c'est bien le principal.

Steam cai bon

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Chose inhabituelle, je vais vous causer un peu de l'installation. Ben ouai ça m'a prit tellement de temps que je suis obligé de vous en toucher quelques mots. Comme vous le savez, HL2 inaugure un nouveau système (de merde) : Steam. Cette chose, c'est le nouveau bébé de Valves pour faire chier le mon&pardon pour distribuer / vendre / contrôler ses jeux par internet. Vous ne pourrez donc pas vous en passer même pour faire un petite partie en solo. Et oui. D'ailleurs c'est bien marqué sur la boîte : « connexion internet obligatoire pour installer le jeu ». Chouette. Dieu bénisse ma Freebox, mais pour le pauvre Bidochon au fin fond de la Creuse qui a soit pas vu le sticker, soit un 56K, je lui souhaite bien du courage. Bref on reprend du début. Retour d'Auchan avec la boîte sous le bras et la bave qui dégouline de la bouche. On ouvre, premier bon point, le jeu est sous forme d'un DVD, ça m'évitera de changer 15 fois de CD pendant l'install. Et premier mauvais point, pas de livret, pas de vraie notice, juste un petit papier ridicule pour indiquer les touches de déplacement. Bon après tout on achète pas un jeu pour la notice, mais pour un jeu à 60¬ ça passe pas très bien. Nous voilà parti pour une bonne 20aine de minutes pour copier les fichiers. Faites de la place, l'install tient facilement ses 4Go. Et après ? et bien après, on ne joue pas encore. Et non car Valve a eu la formidable idée d'intégrer une petite phase de décryptage des fichiers du jeu au cas où vous seriez un vilain piratin. Petite phase d'une 40aine de minutes, ça fait toujours plaisir. Bon ça y est on va enfin pouvoir s'y mettre&sans oublier de laisser Steam et votre connexion internet ouverte bien sûr. Pour info la version warez ne nécessite évidemment pas Steam, ni de connexion internet. Des fois ça fait chier d'être un honnête gens.

Où suis-je, qui suis-je, où vais-je ?

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Aller c'est parti, après 2 minutes de chargement de l'écran de menu (sic !), on peut enfin commencer l'aventure. Nouvelle partie, un chtit écran s'ouvre et on remarque directement que le jeu est découpé en 15 chapitres, avec pour chaque chapitre (grisé pour le moment vu qu'on vient de commencer le jeu) une petite image qui annonce un peu la couleur. C'est peut être qu'un détail, mais personnellement je n'aime pas du tout. Déjà ça spoil un peu l'histoire, et ensuite je hais ces découpage, j'aime les jeux, les scénario d'une seule traite&comme half-life 1. Enfin bon passons. C'est parti, petite cinématique avec Gman, qui nous parle d'on sait pas trop quoi, ça nous laisse le temps d'admirer la modélisation du visage, des expressions faciales. Y a rien à dire c'est du sacré boulot. Et nous voilà dans le train pour arriver bientôt sans trop savoir pourquoi à la gare de City 17. Rapidement on se rend compte qu'à City 17, c'est pas la fête. En effet cette petite bourgade est contrôlée par des sortes de GI avec des masques tout pas beau et visiblement ils ne connaissent pas votre passé de super physicien de Black Mesa puisqu'ils vous traitent comme de la merde. La ville et tous ses habitants est donc prise en otage, les gens sont contrôlés et une mystérieuse tour entourée de fortifications se dresse au milieu de la ville. Tout ce petit bordel semble contrôlé par un grand malade au cheveux gris qui diffuse ses discours un peu partout dans la ville par écrans géants interposés. En gros ça ressemble fort à du totalitarisme d'autrefois. Vous vous doutez bien qu'il va donc falloir mettre fin à tout ça et reprendre à un moment ou un autre le contrôle de la ville. Voilà pour la trame principale du jeu, qui se décomposera en 15 chapitres distincts. Dans cette jungle vous aller tout de même retrouver ce bon vieux Barney de Black Mesa qui s'est infiltré parmis les GI. Bon je vais pas vous en dévoiler d'avantage, vu l'épaisseur du scénario, il vous resterait plus grand chose à vous mettre sous la dent. Parce que oui, le scénario vole pas bien haut finalement. En gros ça consiste à vous rendre d'un point A à un point B, sans trop savoir pourquoi en général, ou alors sous un prétexte bidon. Voilà ce qui m'a vraiment gêné au niveau du scénario. C'est cet aspect complètement décousu. Parfois on ne sait même pas ce qu'on fait ici ou là, pourquoi, où on est vraiment. Je trouvais ça vachement plus net et plus carré dans le premier opus, ou plus récemment dans Doom 3 qui en reprenait pas mal de ficelles. Première grosse déception. Le scénario n'est certes pas l'élément clé d'un bon FPS, mais c'est en tout cas ce qui contribue à faire un grand jeu. Sinon les scènes avec les PNJ sont plutôt sympa, les dialogues sont bien vivants, la mise en scène est bonne, une petit dose d'humour par ci par là, rien à dire c'est chouette.

Le 3ème jour Dieu créa le Gravity Gun et il vit que cela était bon

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Bon aller, on va arrêter de faire le blasé, vous aller commencer à croire que je l'ai détesté ce jeu. Venons en à la partie la plus intéressante tout de même, le gameplay. C'est sur ce point qu'on nous avait fait le plus de promesses dans les différentes présentations vidéos de l'E3, avec entre autre des interactions avec le décor encore jamais vues. Bon le gameplay y a pas de doute, c'est assez varié. Ainsi vous aurez droit à de l'hydroglisseur, du buggy, des petites séances type jeu de plateforme ou votre dextérité au clavier devra parler, du combat d'homme à la roquette contre des vilains gros monstres de 25m de haut, etc&Un petit mot sur ces phases d'ailleurs. Rien à dire l'hydroglisseur c'est sympa. Le seul problème c'est d'en faire ¾ d'heure d'affilé. Tout de suite c'est un peu lassant. Idem pour l'interminable phase en buggy, certainement la plus pénible du jeu. Y avait du potentiel, mais ça a été un peu gâché. On aurait préféré des phases de ce type plus éparpillées et moins longues. Au contraire, d'autres phases qui auraient pues être intéressantes, comme la mine, durent 5 minutes montre en main. Heureusement, ces phases hydroglisseur et buggy proposent des choses assez diversifiées. Ouai, on ne passe pas son temps a piloter le plus vite possible et c'est tant mieux. Vous aurez donc droit à du combat de pseudo-boss sur l'hydro, des grosses portes d'écluses à ouvrir par divers mécanismes et des interactions sympathiques avec le décor et donc le moteur physique. Le buggy lui ne propose pas grand chose à part le bon passage sur un pont métallique. Là où HL2 fait très fort, c'est sur l'utilisation du moteur physique. Jusqu'à maintenant, à part pour faire tomber des corps ou des boites de conserve de manière réaliste, les moteurs physiques implémentés ne servaient jamais à grand chose. Et bien c'est enfin terminé, et on espère que les prochains jeux suivront l'exemple. Dans HL2 un bon nombre de puzzle y font appel. Rassurez vous ça ne va jamais chercher bien loin, ça consiste bien souvent en des balançoires qu'il faut lester d'un coté ou de l'autre avec des parpaings ou des bidons pour pouvoir emprunter un nouveau passage. ça apporte indéniablement une autre dimension au jeu.

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Coté arme s'il n'y avait pas L'arme avec un grand Z, ça n'aurait rien d'extraordinaire, on en reparle plus tard. Les armes sont moins nombreuses que dans le premier opus. La mitrailleuse de base est complètement minable, d'une imprécision hallucinante. Exit l'arme extraterrestre qui balançait des sortes de petites mouches (en tout cas ça faisait bzzzz). Les phéromones ne sont qu'un remix des petites bestioles qu'on pouvait balancer dans HL1. Dans l'ensemble c'est assez décevant, les armes ne produisent vraiment aucune sensation on éprouvera aucun attachement à l'une ou l'autre. Sauf sauf sauf&le gravity gun. Voilà l'autre énorme innovation d'HL2. Cet arme particulière à le pouvoir de soulever presque n'importe quel objet à distance, pour ensuite pouvoir le lancer. Y a rien à dire, c'est vraiment jouissif de chopper une lame de scie circulaire et de découper 5 bonshommes d'affilé qui se tenaient les uns derrière les autres. Ou bien encore attraper un radiateur au mur et s'en servir de bouclier contre une mitrailleuse automatique. Cette arme apporte vraiment énormément au jeu, un plaisir de jeu nouveau, plein de façon différentes de passer certains endroits, bref du bonheur en barre. Et c'est tellement bon qu'on en use et en abuse. Idem pour les phéromones. Cette arme permet d'invoquer 4 fourmis-lion. Ces bestioles bien braves n'hésitent pas à aller droit au suicide pour votre bonne volonté. Il suffit d'envoyer une chtites boule dans la direction désiré, au hasard sur un ennemi, et quelques secondes plus tard ces bestioles foncent joyeusement en gazouillant sur ledit endroit. Voilà un autre reproche que j'ai à faire à HL2. Dés qu'il y a une bonne idée (le gravity gun et les phéromones), les level designers en abusent. Les niveaux sont véritablement profilés pour l'utilisation de telle ou telle arme : Ravenholm pour le gravity gun, la prison pour les phéromones. Bien sûr vous pouvez utiliser l'arme que vous voulez, mais c'est clair comme de l'eau de roche que le niveau a été fait pour ci ou ça. Si bien que ça en devient assez vite lassant. Vous voilà prévenus. Outre le buggy, beaucoup trop long, la phase d'assault dans City 17 apporte son lot de raz le bol. Bien trop long encore, trop répétitif, des balades dans des couloirs de bâtiments à moitié détruits interminables, avec des PNJ qui en profitent pour se mettre en travers de votre chemin et qui plus est ne servent vraiment à rien. On peut bien leur donner l'ordre d'avancer vers tel ou tel endroit, mais leur inefficacité totale à tuer des streums rend la manSuvre totalement inutile sinon pour vous dégager le chermin. Et même s'ils venaient à mourir, d'autres PNJ respawnerons direct quelques secondes plus tard, sortant de nul part. Y avait de l'idée, mais mal exploité encore une fois.

On ne peut aussi être que déçu des monstres. On se croirait dans Halo. Grosso modo 5 types de monstres qui se courent après. ça fait vraiment léger comparé à l'épisode original. D'autant que leur faible diversité n'est pas sauvée par leur intelligence. L'IA qu'on nous annonçait (encore) comme révolutionnaire (violons) est encore une fois bien à la ramasse. Aucun comportement véritablement intelligent. Pour tout dire l'IA d'HL2 vaut à peine celle de HL1. Qui a dit que les progrès venaient avec le temps ? En même temps, les ennemis auraient beau être intelligent, c'est pas avec la liberté offerte par les maps qu'il pourraient nous faire des stratégies de contournement et tout et tout. Parce qu'encore une fois, c'est du couloir 100% certifié, de la bonne vieille linéarité.

Les combats en particulier sont aussi assez décevant. C'est mou, les armes sont pourries comme on l'a vu précédemment, les PNJ quand il y en a sont juste là pour faire joli, ça manque vraiment d'intensité, de niac. Quelques scène de défense de point contre des assauts de GI sont pas mal, mais là encore ça se répète 3-4 fois et ça devient lassant.

On regrette aussi l'absence de boss. On se souvient tous de la grosse bestiole à 3 têtes qui avait eu la bonne idée de squatter sous un réacteur de fusée, ou encore du gros vilain cracheur de feu qu'il fallait faire griller entre 2 pylônes électriques. Et bien dans HL2, rien, juste des pseudo petits boss (des hélicoptères ou des striders) à 2-3 endroits dans le jeu, mais rien de comparable. Pourquoi mettre de coté les bonnes idées ? Incroyable et désespérant.

Conséquence de tout ça, on a bien du mal à trouver un ambiance à cet HL2, beaucoup de mal à vraiment s'impliquer dans l'histoire, tout ce qui faisait la force du premier opus.

Gordon le magnifique

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Coté technique, malgré sa grosse année de retard, rien à dire, ça dépote. ça aurait été formidable si c'était sorti en temps voulu et donc avant les Farcry, Doom 3, Painkiller. Là c'est finalement presque dans la norme des jeux hauts de gamme. Textures très fines (bien meilleures que celles de Doom 3), des shaders dans tous les sens, la plus belle eau que j'ai eu l'occasion de voir, une modélisation des perso quasi parfaites, des animations faciales vraiment superbes, c'est vraiment du lourd. Dommage que la gestion de la lumière ne soit pas plus avancée et que les décors restes dans l'ensemble un peu carré. Mais en tout cas c'est très bien optimisé puisque même sur une machine moyen gamme ça tourne très bien, tous détails aux taquets. De l'excellent travail qui flaire bon pour tous les futurs jeux qui s'appuieront sur le Source Engine.

Coté son c'est également très bon. La gestion du son dans l'espace est excellente avec un kit 5.1.

Comme on l'a vu, en plus d'être très bien intégré dans le gameplay, le moteur physique fait bien tout ce qu'on lui demande, il gère bien les différentes matière (les caisses sont rigides, les matelas sont mous), les planches de bois se fendent comme du vrai bois, à l'approche d'un hélico des nuages de poussière se soulèvent, les câbles se balances, ça apporte vraiment son lot de réalisme. Un autre détail excellent, c'est lorsque vous balancer des pots de peinture à la gueule des streums : ils se retrouvent alors couvert de peinture blanche de façon très réaliste. C'est le genre de petits détail qui fait plaisir.

Voilà pour les louanges. Car si je devais qualifier HL2 en un mot, je dirais&chargements. Vous allez en bouffer du chargement. Rien que pour charger l'écran de menu, c'est au moins 1 minute, pour charger votre sauvegarde, idem, et une fois en jeu c'est des chargement de 30s à 3min parfois, et vraiment mal placés pour certains. Des fois c'est limite insupportable. Mais sachez que c'est une exclusivité de la version originale. Avec la version warez, les chargements sont de 5 à 10 fois plus rapides apparemment. Merci qui ? Bref n'épiloguons pas là dessus, mais autant dans HL1 c'était une excellente idée car les chargement ne dépassaient pas 15 secondes, autant là c'est une très très mauvaise idée. Prépareraient-ils un portage Xbox pour que les zones chargées soient si petites ? mystère, mais c'est assez hallucinant quand même.

Le level design de son coté alterne entre très bon et médiocre. Au rang du très bon, on peut citer les derniers chapitres, l'escapade dans City 17 et la tour, au rang de la médiocrité, le buggy sans aucun doute dont les décors font vraiment peur (le vide intersidérale), la prison où on a l'impression de toujours passer au même endroit... Globalement c'est donc bon, mais pas transcendant.

Sinon coté doublage, la version française est plutôt réussie (mis à part Alyx que je ne trouve pas très convaincante) ce qui est assez rare pour être signalé.

Bon
7
En conclusion, il est clair qu'HL2 ne tient pas toutes ses promesses. Une histoire décevante, décousue, dans laquelle on a du mal à s'impliquer. Autant j'avais apprécié Farcry pour sa liberté d'action, son IA, ses graphismes évidemment, Doom 3 pour son ambiance hallucinante, son gameplay particulier, sa gestion de la lumière. Autant là, d'HL2 je ne retiens finalement pas grand chose. Un gameplay parfois génial, mais bien trop rarement, et bien sûr le gravity gun, simplement la meilleure trouvaille du jeu. Mais enlevez seulement ça à HL2, et on a affaire à un FPS tristement ordinaire.

Points faibles :

  • scénario confut, décousu
  • manque d'ambiance
  • combats mous
  • le buggy, l'hydro trop long, trop pénible
  • où sont les boss ?

Points forts :

  • graphismes
  • le gravity gun
  • l'utilisation du moteur physique

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