Ce week-end, le magazine japonais Beep21 a annoncé une triste nouvelle : Hideki Sato, surnommé le « Père du matériel Sega », nous a quittés le 13 février 2026, à l’âge de 77 ans. Avec lui, c’est une légende du jeu vidéo qui s’éteint, un homme dont les créations ont marqué des millions de joueurs à travers le monde.
Pour les moins de 30 ans, Sega n’est peut-être qu’un éditeur de jeux parmi d’autres. Mais pour ceux qui ont vécu les années 1990, ce nom évoque une époque où les consoles Mega Drive, Saturn et Dreamcast régnaient en maîtres, incarnant une rivalité mythique avec Nintendo. Hideki Sato était l’architecte de ces machines, celui qui a donné vie à des générations de souvenirs pixelisés.

Hideki Sato devant une Mega Drive.
Après le décès de David Rosen, cofondateur de Sega, le 25 décembre 2025, c’est un nouveau pilier historique du géant japonais qui nous quitte.
Des machines qui ont façonné une génération
Hideki Sato a passé plus de trente ans chez Sega, repoussant sans cesse les limites de la technologie. De la SG-1000 à la Dreamcast, il a imposé une philosophie audacieuse : allier puissance brute et design inoubliable.
- Mega Drive (1988) : Avec son processeur 16 bits, son boîtier noir et ses lettres dorées, elle promettait l’arcade à la maison. Qui n’a pas vibré en entendant le « SEGA! » du démarrage ?
- Saturn (1994) : Une bête de course à double processeur, capable de rivaliser avec la PlayStation. Si son architecture complexe a mis les développeurs à l’épreuve, elle a offert des conversions d’arcade parfaites (Virtua Fighter, Daytona USA).
- Dreamcast (1998) : Le dernier souffle de Sega en tant que constructeur, mais quel souffle ! Modem intégré, jeu en ligne, VMU (ces petites cartes mémoires interactives)… Une console en avance sur son temps, dont le catalogue (Shenmue, Soulcalibur) reste culte.
Nintendo vs. Sega : la guerre des cours de récré
À l’époque, avant les PlayStation et les Xbox, le monde du jeu vidéo était divisé en deux clans : Nintendo et Sega. Une rivalité qui a transcendé les écrans pour devenir un phénomène culturel, alimentant des débats enflammés dans les cours d’école.
- Team Nintendo : Les défenseurs de Mario, Zelda et des jeux familiaux, fiers de leur Game Boy et de leur SNES.
- Team Sega : Les rebelles, fans de Sonic, de Streets of Rage et d’un univers plus adulte, plus rapide, plus rock’n’roll.
Ces débats enflammés en fin de primaire et au collège ont forgé notre identité de joueur. Personnellement, bien qu'étant plutôt Team Nintendo à l'époque avec ma Game Boy, je garde un souvenir ému et impérissable des après-midis passés chez Christophe, les yeux écarquillés devant la vitesse de Sonic the Hedgehog sur Mega Drive... Enfin jusqu'à ce qu'on se fasse mettre dehors par sa mère parce que soit disant il fait beau et qu'on ne va pas passer notre après midi enfermés ;-)
Et vous, quelle était votre team ?
Cette guerre des consoles a marqué toute une génération. Étiez-vous un inconditionnel de la Mega Drive ? Un fan de la SNES ? Ou peut-être un heureux propriétaire des deux, comme beaucoup d’entre nous ?