Retro critique : Kingdom of Amalur : Reckoning

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Retro critique : Kingdom of Amalur : Reckoning

Dernière modification  mardi 10 mars 2015

Retro critique: Kingdom of Amalur: Reckoning

Titre

Introduction

Kingdom of Amalur est un RPG développé par Studio 38 et édité par Electronic Arts. Il se présente comme un monde ouvert médiéval fantastique où vous incarnez une personne revenue mystérieusement d'entre les morts et ayant perdu tous ses souvenirs. Le monde d'Amalur est en guerre, les Tuatha (une faction militaire au service d'une déité) mène la vie dure aux autres guildes. Les Faes, les hommes et les Gnomes sont contraints de s'allier pour contenir cette menace; en résultera une guerre qui durera 10 ans. C'est dans ce chaos politique que vous faites votre apparition, une exception qui semble déranger les «tisseurs du destin» incapables de discerner quoi que ce soit de votre destinée. Votre singularité se précisera dès les premières minutes de jeu durant lesquelles vous prendrez conscience des pouvoirs dont vous disposez.

Accueil lors de sa sortie

Bien qu'édité par le mastodonte EA, le jeu est passé relativement inaperçu. Sorti après l'excellent The Elder Scroll: Skyrim, il a immédiatement subit la comparaison avec ce dernier. La presse vidéo ludique l'ont mis dans la rubrique «Elder Scroll-like» sans véritablement chercher plus en avant. La comparaison est cependant compréhensible, le jeu offre un monde ouvert que vous arpenterez librement avec une quête principale, plusieurs quêtes de faction ainsi qu'une très grande quantité de quêtes secondaires cependant la comparaison s'arrête là car KoA offre une expérience vidéo ludique différente que nous allons détailler ci-dessous.
Koa 1

Une charte graphique colorée

Prenant le parti d'un design coloré et féérique, le monde d'Amalur possède un level design particulièrement soigné. Les environnements sont variés et chaque partie de la carte fourmille de détails utiles et esthétiques. Le soin apporté au mapping permet au jeu de ne pas se reposer entièrement sur la puissance de son moteur 3D. A titre de comparaison la série des «Trine» utilise le même principe et même si le moteur est limité l'impression visuelle est réussie. Coloré mais mature, le jeu sait émerveiller sans tomber dans l'enfantin et les décors enchanteurs contrastent avec la violence esthétique des combats. Un point légèrement dérangeant concernant les graphismes est l'animation des visages et les expressions qui donnent parfois l'air à un NPC d'avoir surpris son grand-père en plein scène de bondage avec une chèvre.

Les combats, un gameplay au centre du jeu.

On touche ici au point fort du jeu. Les combats de KOA sont très dynamiques au point où l'on peut aisément les comparer à un jeu tel que «Mortal Kombat» à plusieurs opposants. L'idée générale est que votre personnage dispose de compétences qui sont déclenchables suivant les combinaisons que vous faites (exemple: Esquive+Coup, Coup+pause+Coup 2x). Ces techniques en plus d'avoir une chorégraphie recherchée vont véritablement déterminer l'issu des combats. Avancer brutalement en spamant le clique gauche se soldera rapidement par un échec. S'ajoute donc à l'aspect RPG une dimension de «Skilling» de la part du joueur, il sera nécessaire de savoir utiliser ses compétences aux bons moment pour parvenir sans encombre à achever un boss. La comparaison avec «Mortal Kombat» n'est pas hasardeuse de ma part car en plus des combats très techniques, le jeu permet de déclencher des fatalités. Une jauge de puissance se rempli que vous pouvez libérer à tout moment. Sa libération aura l'effet d'un bullet time pendant lequel vous pourrez labourez joyeusement plusieurs ennemis à tour de rôle et déclencher la fatalité sur le dernier. Une fois déclenchée une animation particulièrement épique et aléatoire vous permettra de donner le coup de grâce à tous les opposants avec un bonus d'expérience. Visuellement ça en jète et au-delà de ça il devient particulièrement stratégique de savoir doser le bon moment pour déclencher ce mode. Ajoutons aux techniques armées des compétences magiques offensives et défensives.
KOA 2

Kingdom of Amalur, un univers et ses quêtes.

Après le point positif que sont les combat voici venir le point négatif du jeu. Si l'univers décrit est riche et plutôt bien ficelé, les quêtes sont (pour la plupart) peu recherchées et parfois un peu idiotes. La quêtes principale est plutôt sympathique avec les deux thèmes parallèles concernant la guerre en cours et la recherche de votre identité; en revanche les différentes factions tombent vite dans la caricature où je n'ai pu m'empêcher de penser des protagonistes qu'ils étaient sévèrement crétins. Le jeu ne cherche pas la complication à ce niveau et les quêtes secondaires servent de prétextes aux combats et à l'exploration. Si ce point ne diminue pas le plaisir du jeu il reste regrettable.

Durée de vie

Entre une quête principale bien fournie aux multiples rebondissements, les quêtes des différentes faction et la quantité pharaonique de tâches secondaires le jeu offre entre 70 et 100h de jeu. Pour ma part il m'a fallu 75h de jeu pour venir à bout des quêtes «principales» (Scénario de base, factions et DLC) ainsi que plus de la moitié des quêtes secondaires diverses. Pour un titre acheté en solde à 10€ c'est largement amorti.

Conclusion:

KOA est un bon jeu de rôle qui offre une expérience différente des autres productions à la croisée du RPG occidental et du Beat them all. Quelques lacunes graphiques se sont installées avec les années mais un level design ingénieux fait très bien passer la pilule. On déplorera toutefois le manque d'inspiration de certaines quêtes et l'IA à peu près aussi intelligente qu'une saucisse de Strasbourg. Au final un titre que je recommande aux amateurs du genre.

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