La talentueuse dev team de ICO frappe encore. Malgré les piètres performances commerciales de Ico, assez incroyable d’ailleurs tant il est plébiscité de partout, et pas seulement par la presse. Quoi qu’il en soit, les ventes de SOtC sont plutôt bonnes. Une reconnaissance méritée. Et pourtant ce SOtC part sur des bases plutôt inhabituelles. Sans être un ovni comme a pu l’être un Killer 7, c’est une approche pour le moins étrange que nous propose SOtC.
La petite historie :
sur fond très poétique, une prince
cherche à redonner vie à sa douce et tendre. Mais pour
cela, un seul moyen,
vaincre les 16 colosses qui règnent sur ce monde. Un monde d’un
vide
intersidéral. Pas ennemis qui vivent, un monde désert.
C’est donc grossièrement
un enchaînement de 16 boss que propose SOtC. Ce qui donne un jeu
plutot
étrange, puisqu’on se balade dans la carte avec pour seul but de
trouver le
colosse suivant, aucune quête, aucun PNJ pour causer de la chute
du cours des
fraises des bois, bref un pays où il ne fait pas bon vivre. Loin
d’une
fainéantise de la part des développeurs, ce monde vide
est un petit bijou pour
mettre le joueur dans l’ambiance d’un monde vivant au ralenti, un monde
parallèle vivant au gré du soleil et du vent. Pitain
c’est beau ce que je dis.
Bref un truc difficile à décrire, attachant et effrayant
à la fois. La façon la
plus simple de décrire cette ambiance pour ceux qui
connaissent : c’est
comme ICO, mais pas tout à fait pareil. Pour les autres :
c’est le
pannard.

Mais comment
faites-vous pour avoir l'oeil aussi vif et le poil si
brillant ? |
|
| 
Oh mère
grand comme vous avez de grands yeux, comme vous avez de
grandes dents |
Pour vous
accompagner
dans vos aller retour sur les terres
de SOtC, votre fidèle chwal Agro (ou un truc du genre,
c’est pas sous-titré
et c’est dit dans un langage que je connais pas). Et il a bien fait de
ramener
sa fraise celui là, parce que vous allez en faire des bornes
à travers les
magnifiques paysage de ce monde. SOtC est beau, ça oui. La
même touche
graphique que ICO (toujours lui), en plus beau, avec des paysages et
des plans
vraiment renversants. Et ça se sent. Cette bonne vieille
playstachoune en chie
comme une russe pour afficher tout ça, si bien que le framerate
joue les
asthmatiques et bien souvent en dessous des minima imposés par
ma religion. Mais
on pardonnera, car l’essentiel du jeu, les affrontements contre les
colosses,
est...colossale. Chaque colosse fait preuve, dans son design tout
d’abord,
d’une originalité et d’un talent remarquable. Presque tous aussi
impressionnants les uns que les autres. Car qui dit colosse, dit
gigantisme. Et
les développeurs ne se sont pas trompés sur la
signification du mot. C’est donc
la plupart du temps contre des tas de rochers améliorés
d’une bonne 40aine de
mètres que vous aller devoir vous battre à 16 reprises.
Et y en aura pour tous
les gouts. A noter que la plupart sont dotés d’une toison
absolument
magnifiquement rendue, très pratique pour s’y accrocher comme un
morback. Quoi
qu’il en soit, chaque affrontement est un combat d’homme, un vrai avec
des
situations parfois vraiment énorme (en considérant
qu’être accroché aux poils
de cul d’un piaf de 20 mètres d’envergure à
vitesse maxi, avec l’air qui
fouette la gueule et le tout à 50 mètres
au dessus du sol est énorme). Du David
contre Goliath puissance 10. Car le monde est bien fait, et chaque
colosse
dispose d’un point faible. Et c’est à vous d’ouvrir bien grand
les yeux et de
faire marcher la boite à cerveau pour le trouver. Des
affrontements toujours
très prenants et parfois vraiment épiques, avec des
combats qui s’étalent
jusqu’à un bon ¾ d’heure si vous êtes long à
la détente (je suis long à la
détente). Mais la victoire n’en est que plus belle. Bref, on
déguste chaque
combat du premier jusqu’au dernier, avec toujours autant de plaisir et
d’intensité. Et c’est bien dommage que ça s’arrête
si vite. J’ai mis
personnellement 11h à en voir le bout, et comme je suis du genre
à comprendre
ce qu’il faut faire à la 30
ème fois où
la situation se présente sous
mon nez, cette durée de vie peut-être
considérablement réduite. Quoi qu’il en
soit ça a été pour moi 11h de pur bonheur, conclu
par une fin tout simplement
magnifique, comme, et c’est la dernière fois que j’y fait
référence, ICO.
Un dernier mot pour
souligner le travail des musiciens qui
nous propose des musiques au poil, discrètes mais sublimes en
tout point, en
parfaite adéquation avec l’ambiance.