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KILLER 7
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| Site Officiel |
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| Plateforme |
Playstation 2
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| Genre |
Simulation d'assassin
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| Date de sortie |
15/07/2005 |
| Développeur |
Grasshopper Manufacture Inc. |
| Editeur |
Capcom |
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Le 23/08/2005
par Olivier
Killer7, un nom pas franchement original pour un jeu pourtant vraiment pas comme les autres. Parler de jeu n'est peut-être pas le mot juste. Killer7, c'est ce qu'on pourrait appeler un OVNI (rien à voir avec les petits hommes verts), un Objet Vidéo ludique Non Identifié, à mi chemin entre le jeu et le film, peut-être même plus proche du film que du jeu. Sorti il y a maintenant plus d'un mois en Europe, la plupart d'entre vous s'est sûrement déjà forgé son opinion sur ce jeu. Ce test sera donc plus une sorte de mini dissertation sur le « comment ne pas rejeter en bloc un nouveau concept aussi…étrange » et peut-être une thérapie pour ceux qui ont déjà classé Killer7 dans la catégorie des grosses daubes.
Il est....différent
Killer7 est une exception
sur bien des points. Tout d'abord,
un univers très noir, glauque, malsain, parfois
complètement déjanté, non sans
rappeler le récent Sin City au cinéma. Ensuite une
profusion d'hémoglobine et
un esprit japonnais qui rappelle fortement Kill Bill. Il y a donc
dès les
premiers instants une certaine sensation de malaise. Cette ambiance est
soutenue à merveille par la touche graphique, que dis-je,
artistique du titre.
Du cell-shading collant à l'esprit comics assez
épuré, très pauvre en couleurs,
mais avec des effets d'éclairages très convaincants. Une
touche qui rend le
titre, aux yeux de certains, moche, mais qui colle pourtant
parfaitement au
contenu du jeu. La plupart des effets sont d'ailleurs magnifiques, en
particulier l'animation en bulle de sang qui se produit à chaque
fois qu'on
fait un changement de personnalité, appuyé par des
bruitages parfaits. Killer7
c'est aussi une mise en scène cinématographique.
L'écran de choix des missions,
très japanisé, les écrans de chargement, les
angles de caméra, tout est
peaufiné dans les moindres détails pour accroître
l'immersion du joueur. Mais
l'élément central du jeu est sans aucun doute le
scénario, archi poussé, qui se
perd dans des méandres interminables, où chaque
élément entrevue dans les
cinématiques ou dans le jeu à sa symbolique, sa
signification. J'avoue
d'ailleurs que malgré quelques heures passées sur
différents forums, j'ai
encore beaucoup de mal à trouver une explication à
certains faits. Le scénario,
parlons en un peu, tout du moins plantons le décor. Vous
incarnez Garcian Smith,
membre centrale d'une organisation d'assassins agissant dans l'ombre,
les
Killer7. Comme son nom l'indique, cette organisation se compose de 7
membres : Garcian Smith, Dan Smith, Kaede Smith, la seule femme du
groupe,
Kevin Smith, Coyote Smith, Con Smith et Mask de Smith. 7 membres qui ne
forment
en réalité qu'un personnage, Harman Smith, qui a la
capacité de se matérialiser
dans chacune de ces 7 personnalités. Et une personnalité
particulière, Garcian,
qui est le seul à pouvoir communiquer avec Harman, et qui a la
capacité de
ressusciter les autres personnalités. Sa mort entraînera
la fin de la partie. Chacune
à ses propres caractéristiques physiques qui se
découpent selon 4 catégories,
puissance, rapidité, onde de choc, coup critique, chaque
catégorie pouvant être
amélioré tout au long du jeu. Les Killer7 se retrouvent
donc au milieu d'un
conflit opposant les Etats-Unis au Japon dans lequel la destruction de
ce
dernier est en jeu. Le monde de Killer7 est plus ou moins sous
l'égide d'un
homme, Kun Lan, aidé par une organisation nommée les
Heaven Smiles. Leur
but : répandre la folie, la mort sur la planète.
ça ne paraît pas très fin
comme ça, mais c'est pourtant infiniment complexe où ce
qu'on croyait avoir
compris est sans cesse à remettre en question avec la
découverte progressive de
nouveaux éléments, si bien qu'on se retrouve parfois
complètement largué à
essayer de chercher une explication à ce qu'on vient de voir
à l'écran.
Quand est-ce qu'on joue ?
Cinématique
d'intro, ça y est, c'est le moment de jouer ou
plutôt de comprendre à quoi on joue. Vous êtes
Garcian Smith, vous venez de
recevoir votre ordre de mission, exterminer les occupant du
bâtiment qui se
dresse devant vous. Vous pénétrez dans ce bâtiment,
une caméra de surveillance,
et vous voila métamorphosé en Dan Smith. Vous pouvez
alors vous matérialiser en
n'importe quelle des 7 personnalités hors Garcian Smith. Chaque
personnalité,
en plus d'avoir des armes très différentes,
possède aussi des capacités et des
coups spéciaux propres à chacun. Le gameplay pourrait
être qualifié de
rétrograde. Les aficionados de GTA & co qui prônent le
100% de liberté
tombent de haut. Ici pas question de fureter à droite à
gauche dans les
couloirs. Vous êtes sur un rail et les seules alternatives qui se
proposent à vous
sont : avancer, reculer, mettre votre arme en joug. A chaque
croisement,
vous choisissez une direction. ça faisait bien quelques
années - oui beaucoup
d'années - qu'on avait pas vu ça. Le tout
saupoudré de beaucoup d'énigmes qui
nécessiteront, non pas de la réflexion, mais de
l'intuition ou de l'observation,
pour savoir quelle personnalité, quel objet, quelle
capacité spéciale utiliser
dans chaque situation. Un système de jeu qui m'a rappelé,
en faisant
abstraction du système de rail, la série des Silent Hill,
avec une ambiance finalement
pas si éloignée. Des énigmes d'ailleurs un peu
trop faciles au niveau de
difficulté normale puisque quasiment tous les
éléments pour les résoudre vous
sont donnés par les différents PNJ du jeu. Bien sûr
votre balade n'est pas de
tout repos et vous aurez fort à faire avec la tribu des Heaven
Smile qui ont la
mauvaise habitude d'être translucide. Heureusement un radar vous
permet de les
faire apparaître clairement à vos yeux de mortel et de
leur placer une ou deux
balles bien placées pour récolter un maximum de sang. Du
sang qui vous
permettra non seulement de vous refaire une santé en cas de coup
dur, mais
aussi d'augmenter les capacités de chaque personnage. Les Heaven
Smiles sont
d'ailleurs pour le moins très diversifiés. A chaque fois
qu'on avance dans le
jeu, de nouvelles « races » de monstres
apparaissent, avec à chaque
fois une technique, voir un personnage bien particulier pour les
exterminer. Les
niveaux sont également parsemés de quelques salles
particulières : les
chambres d'Harman. Certaines de ces chambres vous permettent de
sauvegarder,
mais aussi et surtout de récupérer Garcian Smith qui, une
fois amené sur le
lieu de mort d'une de vos personnalités, vous permet de lui
redonner vie. Ce
système est parfois un peu pénible, surtout lorsqu'on
bute sur un boss
particulier, il faut alors à chaque fois récupérer
Garcian, ressusciter votre
personnalité (ce qui vous ramène dans la chambres
où vous avez pris Garcian) et
retourner sur le lieu de l'affrontement. Un système de jeu
très déroutant au premier
abord donc qui ne manquera pas de décevoir, voir de
dégoûter une bonne partie
des joueurs. ça a d'ailleurs été mon cas, ma
première réflexion après une ½
heure de jeu était assez éloquente : « ce
jeu est une merde »,
off. Une période d'adaptation plus tard, tout va bien. Il suffit
en fait
d'assimiler les principaux rudiments du gameplay, et on accroche
très vite, on
s'attache aux différentes personnalités, qui ont toute un
style très travaillé,
on rentre vraiment dans l'ambiance, dans le scénario pour finir
par avoir
beaucoup de mal à décrocher. Et c'est là qu'on se
dit qu'on a bien fait de ne pas
s'arrêter à la première impression. Au-delà
de cette simplicité de gameplay,
Killer7 est aussi rempli de petites trouvailles et de petites
particularités qui
font tout son charme. On en a parlé, chaque race de monstre
demande de trouver
une technique particulière, c'est aussi le cas des boss de fin
de missions avec
parfois des choses très amusantes. Un affrontement de boss
tourne par exemple
au duel révolver à la main comme dans le far west. Un
truc déjà mis au goût du
jour par Red Dead Revolver mais en plus subtil ici : un pigeon est
posé
sur l'épaule de votre adversaire, son envol étant le
signal pour dégainer et
tirer. Et cet enfoiré de pigeon n'hésite pas à
feinter son envole deux, trois
parfois 10 fois. Un état de stress intense vraiment excellent.
Pour certaines
énigmes il faudra même carrément sortir le papier
et le crayon pour mémoriser
certains trucs. Bref un jeu qui procure une quantité
impressionnantes de
sensations et d'émotions, du rire au dégoût, du
défouloir pur suivi de quelques
instants de réflexion, beaucoup d'observation et de
dextérité, et même parfois
un peu de tristesse devant le spectacle macabre et prévisible
qui s'offre à
vous (je pense à la dernière mission dans Hôtel
Union).
Un mot sur la
qualité de la bande son. Les bruitages sont
tous parfaitement coulés dans l'ambiance et dans
l'atmosphère du jeu, les
différentes voix torturées des personnages morts sont
superbes, renforçant la
sensation de malaise. On sent vraiment que tous les membres de
l'équipe de
développement allaient exactement dans le même sens,
savaient précisément le
résultat auquel ils voulaient arriver, si bien qu'aucun
détail ne s'écarte de
l'esprit Killer7. Quant aux quelques musiques présentes dans le
jeu elles sont
elles aussi parfaitement dans l'ambiance et le ton du jeu,
méticuleusement
choisie pour chaque situation. Je pense notamment à la musique
du portier.
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Killer7 est donc une expérience à part dans le monde du jeu vidéo. C'est un peu comme une Å“uvre d'art, certains trouveront ça génial, les autres n'y prêteront même pas attention et regarderont ça avec mépris ou moquerie. Un jeu qui ne ressemble à aucun autre et assurément à ne pas mettre entre toutes les mains. Tout d'abord car il nécessite une certaine ouverture d'esprit pour se défaire des conventions habituelles du jeu vidéo et accepter ces nouvelles règles sans crier au scandale ou à la daube infâme. Ensuite car, et c'est le plus évident, il est terriblement malsain, torturé, sombre, gore, sadique, oppressant, bien plus que ce qu'on pourrait s'imaginer avant d'avoir expérimenté et qui pourrait dégoûter certains. Mais si tout ça ne vous fait pas peur, aucune hésitation possible, on tient là le jeu le plus original depuis bien des années. Merci Capcom d'avoir eu les couilles pour oser prendre ce risque.
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Points forts
- ambiance
- touche graphique
- bande son
- duré
- e de vie
- scé
- nario tordu
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Points faibles
- gameplay pas trè
- s accessible
- ç
- a rame sur PS2
- systè
- me de ranimation lourd
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