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SILENT HILL 4 : THE ROOM
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| Site Officiel |
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| Plateforme |
Playstation 2
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| Genre |
Survival Horror
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| Date de sortie |
17/06/2004 |
| Développeur |
Konami |
| Editeur |
Konami |
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Le 20/07/2004
par Olivier
Le voilà, le nouveau Silent Hill est arrivé, tout du
moins au pays du
soleil levant et chez l'oncle Sam. Pour nous autres, petits
européens
méprisés, il faudra attendre septembre ou octobre avant
de pouvoir s'y
adonner. Mais j'ai eu le privilège de tester la version
américaine d'où
ce petit test express.
Un peu d'histoire…
La
série des Silent Hill nous
revient donc de plus belle avec ce
quatrième épisode intitulé The Room. Après
un premier épisode salué sur
Playstation 1, c'est donc le 3ème épisode sur la
dernière née de Sony.
Prenant la suite de Harry Mason à la recherche de sa petite
fille, de
James Sunderland recherchant sa femme, et de la belle Heather, vous
incarnerez dans cet épisode un jeune homme, Henry Townshend. Cette fois, point
de
personne disparue, de lettre écrite par une morte, ni de
réveil en
plein cauchemar, enfin presque. Rien ne vous prédisposait
à priori à
quitter votre petite vie tranquille, mais depuis quelques jours, vous
faites sans arrêt le même cauchemar en dormant. Et depuis
cela, tout
semble aller de travers. Vous êtes comme enfermé dans
votre
appartement. Les fenêtres se sont subitement bloquées,
tous les murs
sont comme insonorisés et comble de l'étrange, la porte
d'entrée est
comme barricadée de l'intérieur par une chaîne et
un cadenas avec un
message écrit en lettre de sang : « Ne sort pas !»
signé Walter. ça
commence bien ! Les habitués à l'ambiance oppressante de
la série
seront directement dans le bain, et pour les claustrophobes, passez
votre chemin. Le décors est donc planté de suite. Vous
commencez par
explorer votre appartement et vous vous rendez rapidement compte que
vous n'êtes en fait pas à Silent Hill, mais dans une
métropole à
quelques dizaines de kilomètres de là. Au gré de
votre exploration,
vous découvrez de nombreuses photos de quelques lieux important
de
Silent Hill, comprenant par la même occasion que vous y avez
déjà
effectué un séjour et que cette ville vous est plus ou
moins familière.
Vous êtes donc enfermé là, jusqu'à ce qu'un
jour, un grand bruit se
fasse entendre dans la salle de bain. Vous vous y précipitez
alors pour
découvrir qu'un grand trou vient d'apparaître dans un des
murs, trou
dans lequel vous pouvez vous engouffrer. ça y est le jeu est
lancé.
Votre appartement va devenir le lieu central du jeu. Le trou de la
salle de bain vous permet d'accéder à une sorte de
rêve dans une zone
précise. Puis, à l'intérieur de cette zone, vous
aller découvrir
d'autres trou qui vous permettent de revenir dans le monde «
réel », à
savoir votre appartement, allongé dans votre lit. Tout passe par
ce
dernier, votre inventaire (vous disposez d'un coffre pour entreposer le
surplus d'objets), c'est aussi ici et uniquement ici que vous pouvez
sauvegarder. Dans chaque zone, vous allez alors être
témoin d'un
meurtre avec pour point commun à chaque fois un petit
garçon qui se
trouve à proximité du lieu du crime et un numéro
gravé dans le torse de
la victime. Et à chaque fois vous vous réveillez à
cet instant, vous
retrouvant alors allongé dans la chambre de votre appartement.
Des
personnages vont interagir indirectement avec vous tout au long de
l'histoire, d'abord votre voisine, ensuite le gardien de l'immeuble qui
semble t-il en sait long sur ce qui est en train de vous arriver. Sans
dérouler plus en avant le scénario, tout comme Silent
Hill 3 était très
lié au premier opus, Silent Hill 4 reprend des
éléments de scénario de
Silent Hill 2.
Quoi de neuf docteur ?
Comme nous venons de le
voir, la construction du jeu joue en permanence
avec la frontière rêve réalité de sorte que
vous ne savez jamais si ce
qui vous arrive est vrai ou si ce n'est pas tout simplement un
rêve ce
qui entretient le mystère et la profondeur du scénario.
Une fois de
plus, celui-ci est d'ailleurs est un véritable chef d'Å“uvre. Les
dialogues, les jeux d'acteurs (la motion capture est toujours aussi
parfaite et criante de vérité), les doublages sont dignes
d'une
production hollywoodienne. Les nippons de Konami savent y faire et ils
le montrent ! Jusqu'à maintenant, rien de bien nouveau
finalement. Le
principe est toujours le même bien évidemment. Armé
de votre fidèle
tuyau de plomberie, vous arpentez différentes zones toutes plus
ténébreuses et malsaines que les autres à la
recherche d'indices,
d'éléments vous permettant de mieux comprendre ce qui
vous arrive. Vous
avancez comme d'habitude de couloir en couloir, croisant
différents
types de monstres, des chiens cadavériques de SH3, en passant
par des
monstres difformes incrustés dans les murs, les fantômes
immortels,
etc…Le jeu est, à l'image de SH3, beaucoup plus axé
action que
réflexion. Comme d'habitude, on évitera quand même
d'aller provoquer
tous les monstres, les munitions étant assez rare sur votre
parcours (à
moins que vous soyez adepte du tuyau et de la batte). Bien sûr
quelques
petits puzzle viendront casser le rythme de votre progression, mais
rien qu'une cervelle normalement constituée ne puisse
résoudre. Si je
vous dit qu'en plus, la progression est toujours aussi linéaire,
voir
même peut être plus encore, je vais finir de vous
dégoûter. Alors
surtout ne partez pas, car vous le verrez par la suite, le jeu à
des
atouts qui vous feront craquer à coup sûr. Revenons juste
sur la
linéarité évoquée juste avant. Comme je
l'ai dit, le jeu est
terriblement linéaire. Vous ne pouvez pas faire telle chose si
telle
autre n'a pas été faite avant. Là où Silent
Hill 4 se démarque des
épisodes précédents, c'est pas la forme que prend
cette progression.
Tandis que sur les 3 premiers épisodes vous êtes dans
Silent Hill même,
où vous pouvez vous promener (presque) librement, dans The Room
c'est
très différent. Comme nous l'avons vu, vous être
cloîtré dans votre
appartement et le seul moyen d'en sortir est de rentrer dans ce fameux
trou de la salle de bain. A partir de là, vous vous retrouvez
cloisonné
dans un lieu. La seule possibilité est alors soit de reprendre
un des
trous présents dans le niveau pour retourner dans votre
appartement,
soit de terminer la zone pour ensuite vous réveiller dans votre
lit et
pouvoir passer à la suivante (ouch). Une fois une zone
terminée, vous
n'avez donc aucun choix que d'aller à la suivante, pas question
d'aller
cueillir les pâquerettes à droite à gauche, ni
d'aller vous dégourdir
les jambes sur les avenues de Silent Hill. En cela, le jeu semble en
apparence presque encore plus linéaire que les opus
précédent puisque
le peu de liberté qu'on avait avant disparaît. Mais, et
c'est ici que
ça devient génial, cette possibilité de retour
dans votre appartement,
non seulement brise la linéarité avec les nombreux
évènements qui s'y
produisent mais en plus donne lieu à des interactions
géniales entre
monde réel et rêve pour la résolution de certaines
énigmes notamment.
Je ne vous en dit pas plus, je ne veux pas vous gâcher le plaisir
de
les trouver, mais ce concept est vraiment très bien pensé
et bien
exploité.
Tout d'un grand, mais…
Les énigmes,
parlons en d'ailleurs. Comme dans Silent Hill 3, ne vous
attendez pas à devoir faire appel à l'ensemble de vos
neurones pour les
résoudre. C'est de très faible niveau en
général, on ne peut même pas
vraiment parler d'énigme, mais plutôt de petits puzzle. On
reste donc
très loin de Silent Hill premier du nom et de ses casses
têtes à se
taper la tête contre les murs (qui à parler de
l'énigme des signes
astrologiques ?), et une fois de plus c'est bien dommage, on aurait
aimé un peu plus de challenge.
Une seconde
critique, c'est le temps
interminable qui s'écoule avant de vraiment être
plongé dans l'ambiance
et dans le scénario. En tant qu'habitué, on avait jusque
là eu
l'habitude d'être directement plongé dans
l'inquiétant brouillard de
Silent Hill, ou dans un monde cauchemardesque, ici, il n'en est rien.
Les premières zones, le métro et un orphelinat, sont
d'ailleurs très
décevantes, quelques petites énigmes minables, une
ambiance pas très
présente, bref on s'embête un peu. Pour tout vous dire,
après 1 heure
de jeu, j'étais près de jeter l'éponge, presque
dégoûté par la tournure
du jeu. Et puis passé ce cap, à partir du moment
où on commence à
vraiment s'imprégner du scénario, alors là
l'ambiance et le plaisir
reviennent crescendo. L'ambiance d'ailleurs, le frisson, qui fait parti
de l'identité d'un Silent Hill est bien là. Je l'ai tout
de même trouvé
un peu moins flippante et intense que dans les précédents
opus
précédents, c'est peut-être l'âge ou plus
probablement la trop forte
luminosité des lieux rencontrés en général
et l'absence de la mythique
petite lampe de poche qui donnait tant cette sensation d'être
seul au
milieu des ténèbres. Mais malgré ça, pas de
problème, on prend toujours
quelques sueurs froides, notamment ces foutus fantômes qui me
font
toujours le même frisson à chaque fois que je les croises,
rien à
faire.
Concernant les
armes, peu d'innovation à
signaler, toujours les grands classiques : tuyau, batte de base-ball,
revolver, fusil, etc…On notera tout de même l'apparition d'un
arme
particulière qui n'en est pas vraiment une, c'est une sorte de
poignard
qui ne peut pas être utilisé directement en tant qu'arme,
mais qui sert
à « planter » les fantômes une fois qu'ils
sont tombés au sol, en effet
ces bestioles sont increvables, et le seul moyen d'être
tranquille est
de les immobiliser grâce à ce poignard.
Enfin, d'un point de
vue technique, le moteur
graphique est à peu de chose près le même que celui
du 2 et du 3, les
modélisations des persos, des visages, et plus
particulièrement des
émotions sont donc toujours aussi superbes, les ombres ont
été
légèrement améliorées, les contours en sont
maintenant beaucoup moins
nettes (soft shadows) ce qui rajoute encore du réalisme.
Un dernier point
regrettable, c'est l'obligation
de devoir retourner dans votre appartement pour faire les sauvegardes
ce qui donne lieu à de nombreux écrans de loadings, tout
ça seulement
pour faire une toute petite sauvegarde. Du coup on évitera les
sauvegardes intempestives, ce qui n'est pas un mal en soit, d'autant
que le jeu est plutôt facile.
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Au finale, ce nouvel opus s'avère
excellent. Konami à réussi à la fois
à nous fabriquer un nouveau Silent Hill en bonne et due forme,
ça sent
le Silent Hill, ça à le goût du Silent Hill,
ça a l'odeur du Silent
Hill ce qui ne peut que nous ravir en tant que fans, mais ce n'est plus
exactement du Silent Hill classique. Les quelques améliorations
et
différences par rapports aux épisodes
précédents et surtout cette
construction atypique dans le déroulement du jeu sont
suffisantes pour
ne pas tomber dans le clonage et l'ennuis et nous replonger de nouveau
avec grand plaisir dans cette formidable série qui n'a
décidément plus
rien à envie aux autre jeux du genre. Le seul
élément réccurent à la
série et qu'on regrettera : une durée de vie une fois de
plus Silent
Hillienne. Quand c'est bon on en veut toujours plus. Mais comme tout
Silent Hill, on s'y replongera, j'en suis sur, un jour ou l'autre. En
conclusion : indispensable pour tous les fans de la série et du
genre
même s'il ne surpasse pas, dans mon cÅ“ur, l'indétronable
Silent Hill 2.
On attend le prochain ;) !
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Points forts
- Le scé
- nario bé
- ton
- Le moteur graphique toujours parfait
- Des ciné
- matique superbes
- Une ambiance au rendez-vous
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Points faibles
- La duré
- e de vie
- Long à
- se mettre en route
- Peu d'originalité
- s
- Le systè
- me de sauvegarde
- Les é
- nigmes trop rares et faciles
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